Dans toute installation électrique, sécuriser le circuit contre les anomalies est indispensable pour protéger aussi bien les équipements que les utilisateurs. En combinant deux systèmes de détection complémentaires — l’un lié à la chaleur, l’autre à une réaction électromagnétique — le protection magnéto thermique par disjoncteur assure une intervention rapide et fiable face aux surcharges comme aux courts-circuits. Ce dispositif moderne remplace efficacement les anciennes protections et s’adapte à divers environnements, du foyer à l’industrie.
En bref
- Le disjoncteur avec protection thermique et magnétique prévient les risques de surchauffe et de courts-circuits.
- La partie thermique agit lentement contre les surcharges prolongées, tandis que la magnétique répond instantanément aux pics de courant.
- Le choix du modèle dépend notamment de la courbe de déclenchement et de l’intensité nominale adaptée au circuit.
- Le bon raccordement électrique, monophasé ou triphasé, est essentiel pour garantir une protection optimale.
- Respecter les normes et faire appel à un professionnel assurent la sûreté et la conformité de l’installation.
Définition et rôle du disjoncteur magnéto thermique
Le disjoncteur associant magnétisme et thermique est un dispositif essentiel dans la protection des installations électriques. Il combine deux mécanismes pour éviter les surcharges et les courts-circuits.
Sa fonction première est de protéger les câbles ainsi que les équipements connectés, garantissant la sécurité des personnes et des biens. Il remplace aujourd’hui souvent les anciens fusibles, conformément à la norme NF C 15-100 dans les habitations modernes.
Le disjoncteur à ces deux actions préserve l’intégrité des circuits électriques en intervenant rapidement en cas d’anomalie de courant, ce qui évite les risques d’incendie ou de détérioration du matériel. Il est adapté aux installations domestiques et industrielles.
Principes de fonctionnement: thermique et magnétique
La protection thermique utilise un bilame qui se déforme à cause de la chaleur générée par le passage du courant excessif. Ce mécanisme intervient pour les surcharges prolongées, c’est-à-dire lorsque un courant supérieur à ce que le circuit supporte circule pendant plusieurs secondes ou minutes.
En parallèle, la protection magnétique réagit instantanément à un court-circuit. Une bobine électromagnétique produit un champ puissant dès qu’un pic brutal de courant apparaît, déclenchant l’ouverture immédiate du circuit.
Cette double protection garantit un fonctionnement fiable du disjoncteur. La partie thermique est généralement réglable selon l’intensité nominale du circuit, tandis que la protection magnétique est toujours automatique et non modulable.
Grâce à cette combinaison, le disjoncteur destiné à la sécurité électrique freine efficacement les risques de surchauffe et protège contre les défauts électriques soudains, notamment sur les moteurs ou les appareils électroménagers.
Courbes de déclenchement et choix d’une protection adaptée
Le choix du modèle adéquat s’appuie entre autres sur la courbe de déclenchement, identifiée par des lettres comme B, C ou D. Ces courbes traduisent la sensibilité et la rapidité d’intervention face aux surintensités.
La courbe B convient surtout aux circuits domestiques classiques, sensibles à des déclenchements rapides. La courbe C est adaptée aux installations industrielles avec des charges moyennes. La courbe D, plus tolérante, est idéale pour protéger les moteurs électriques capables de générer des pics importants lors du démarrage.
Au moment de sélectionner un modèle, il faut aussi tenir compte de l’intensité nominale du circuit, calculée en ampères. Par exemple, 10A pour l’éclairage, 16A pour la plupart des prises, et 20A ou plus pour des équipements gourmands en énergie.
Bien choisir la protection adaptée permet d’éviter des déclenchements intempestifs tout en conservant une sécurité optimale contre les surcharges ou les courts-circuits.
Le mot de l’auteur
“La bonne protection électrique repose autant sur le choix précis du modèle que sur une installation rigoureuse conforme aux normes.”
Installation et câblage: guide pratique
Monophasé et triphasé: schéma de branchement et pontage
Le branchement du disjoncteur diffère selon qu’il s’agisse d’un circuit monophasé ou triphasé. En monophasé, on utilise généralement un modèle bipolaire (1P+N). Pour faire passer le courant sur les trois pôles, un pontage entre les bornes est nécessaire.
Dans le cas d’un circuit triphasé, le raccordement se fait directement. Chaque phase est connectée sur les bornes L1, L2 et L3, tandis que les sorties alimentent l’équipement sur T1, T2 et T3.
Le sens du courant doit être scrupuleusement respecté : l’alimentation est toujours reliée à l’amont (entrées) et le matériel en aval (sorties). L’installation s’effectue souvent sur un rail DIN dans un coffret prévu à cet effet.
Vérifications avant mise sous tension et sécurité
Avant toute mise en service, couper impérativement l’alimentation principale. Confirmer l’absence de tension avec un testeur avant d’intervenir sur le disjoncteur. Ce contrôle prévient tout risque d’électrocution ou de court-circuit accidentel.
Repérer clairement les bornes de connexion, s’assurer que toutes les vis sont serrées correctement et réaliser un test manuel de déclenchement. Cette étape permet de vérifier le bon fonctionnement du mécanisme de protection.
L’installation électrique doit être réalisée par un professionnel habilité. Respecter les normes garantit la sécurité et la conformité du dispositif.
Comment choisir son disjoncteur à protection magnéto thermique : critères et comparaison
Pour sélectionner un disjoncteur adapté, plusieurs critères entrent en jeu comme la capacité nominale, la nature du circuit, ainsi que la courbe de déclenchement. Le nombre de pôles est aussi à considérer : un modèle bipolaire pour du monophasé, tripolaire ou tétrapolaire pour du triphasé.
Les fabricants comme Schneider Electric, Legrand ou Hager proposent une gamme variée, avec des intensités allant de quelques ampères jusqu’à plusieurs dizaines, adaptés aux besoins précis des installations.
La section des câbles raccordés doit être compatible avec l’intensité nominale choisie pour éviter toute surchauffe et dysfonctionnement. Pour cela, on regarde par exemple des câbles en 1,5 mm² pour l’éclairage ou 2,5 mm² pour les prises classiques.
| Critère | Description | Effet sur la protection |
|---|---|---|
| Intensité nominale | Valeur maximale du courant supporté (ex : 10A, 16A, 20A) | Définit le seuil de déclenchement thermique |
| Nombre de pôles | 1P+N, bipolaire, tripolaire, tétrapolaire | Permet l’adaptation à la tension et au type de circuit |
| Courbe de déclenchement | B, C ou D selon la nature de la charge | Affinage de la rapidité d’intervention face aux surcharges |
| Marque et norme | Conformité NF C 15-100 et fiabilité du constructeur | Garantie de sécurité et durabilité |
| Section du câble | Compatibilité avec l’intensité nominale | Prévention des surchauffes et dégâts électriques |
Un bon compromis entre qualité, performance et adéquation au circuit permet d’obtenir une protection efficace tout en assurant la longévité des installations électriques.
FAQ — Disjoncteur magnétothermique : définition et fonctionnement
Quel est le rôle d’un disjoncteur magnétothermique ?
Le disjoncteur magnétothermique a pour rôle principal de protéger les installations électriques contre les surcharges et les courts-circuits. Grâce à ses mécanismes thermique et magnétique, il assure la sécurité des personnes et des biens en interrompant le courant en cas d’anomalie.
Quels sont les trois types de disjoncteurs ?
Les trois types principalement utilisés sont le disjoncteur thermique, le disjoncteur magnétothermique et le disjoncteur différentiel. Chaque type répond à des besoins spécifiques de protection d’installation électrique selon les risques associés.
Qu’est-ce qu’un disjoncteur thermique ?
Le disjoncteur thermique se déclenche lorsque la température augmente en raison d’une surcharge prolongée. Il utilise un bilame qui se déforme sous chaleur pour couper le circuit, protégeant ainsi les câbles et équipements des dommages.
Quel est le symbole thermique sur un disjoncteur magnétothermique ?
Le symbole thermique sur un disjoncteur magnétothermique est généralement une courbe représentant le fonctionnement thermique, souvent identifié par des lettres comme B, C ou D selon la sensibilité de déclenchement, mais il ne possède pas un symbole universel standard.
Comment installer un disjoncteur magnétothermique en monophasé ?
Pour installer un disjoncteur magnétothermique en monophasé, il faut utiliser un modèle bipolaire qui nécessite un pontage entre les bornes pour faire passer le courant. La connexion doit toujours respecter le sens du courant, avec l’alimentation en amont.
Quels fabricants proposent des disjoncteurs magnéto-thermiques ?
Des fabricants renommés comme Schneider Electric, Legrand et Hager proposent une large gamme de disjoncteurs magnéto-thermiques. Leur choix dépend des besoins spécifiques d’intensité nominale et de type de circuit.

Xavier est passionné par l’univers de la maison et les travaux et partage ici ses découvertes et expériences.







